CURE DENTS ET OREILLES: IVOIRE travail de marin XVIIIème
TABATIERE: Travail Populaire
XIXème
FOURCHE 2 DENTS: EPOQUE XVIIème
COUVERT ALLEMAGNE: XVIIème
POMMEAU DE CANNE: XIXe Siècle
COUTEAU IVOIRE ET ARGENT: EPOQUE LOUIS XIV
TRAVAIL DIEPPOIS: Début XXe Siècle
BRACELET: quatre rangs de perles fines. Fermoir platine serti de diamants. Epoque Art déco

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LES ARMOIRES NORMANDES (4) : LA VIROISE (3) 4 février 2013

Dans l’article précédent, « LES ARMOIRES NORMANDES (3) : LA VIROISE », je vous présentais LES SCULPTEURS VIROIS voici la suite :
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"LA PECHE "
Médaillon central

LOUIS-GABRIEL JAQUOT

À la différence des BANVILLET, d’origine paysanne, JAQUOT naît dans un milieu quelque peu bohême. Né le 22 mars 1802 de parents non mariés, sa "Mère" ne le reconnut qu’en 1822, vraisemblablement lorsqu’il voulut épouser Marie-Jeanne BRISON - dont il eut deux fils. Il s’installe à Vire, rue d’Aignaux ; sa production est un mélange de CAEN et VIRE.

Pour son mariage, il réalise une armoire à colonnes. La position droite des médaillons des traverses centrales est caractéristique de l’ébénisterie "Caennaise". Mais il choisit le guirlande de fleurs Viroise pour la traverse supérieure. Les outils de jardinages décorent les médaillons et des cornes d’abondance ornent le haut des portes. Dans le bas rinceaux et linceul. Le tout d’une sculpture précise et nerveuse. Le ruban est fin et se termine par une tête de serpent. Un motif "graine ou fruit" apparaît entre les extrémités des feuilles d’acanthe du haut des portes. Le culot de la traverse basse est étriqué. Il ne se limite pas seulement au mobilier, mais travaille aussi pour les Eglises de la région (Mortain - Avranches) souvent avec son second fils.

À la mort de Mme JAQUOT, la mésentente s’installe entre le père et le fils et ce dernier prend sa liberté. L.G. JAQUOT mourut le 24 juin 1875 à l’âge de 73ans. Après leur séparation, le fils s’établit à ST-POIS. Il y reste 14 ans. Il n’avait malheureusement pas le talent de son père et son travail ne put jamais que le faire vivoter. La mode des meubles vernis le ramène à Vire mais comme marbrier !… Il meurt le 20 décembre 1914 à 89 ans.

Le premier fils, sculpteur de talent, travaille à Paris ; Mais il semble avoir été mêlé aux événements de 1848 et dut se réfugier en Amérique.

LECLERC

Il fait son apprentissage chez Louis-Gabriel JAQUOT. Il s’établit ensuite rue du Valhérel (vers 1850). Il contribue, lui aussi, à laisser une bonne image du meuble virois.

Ces meubles sont une partie importante du patrimoine normand. Nous devons non seulement le protéger, mais le faire connaître et respecter. Peu de régions ont la chance de posséder un tel témoignage, reflet concret des moeurs et traditions d’une époque, certes, peu éloignée, mais est-il jamais trop tôt pour admirer quelque chose d’aussi beau !

Si notre profession, aidée en cela par les Musées, réussit dans cette mission, nous pourrons, en toute modestie, être fiers de notre métier !

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Traverse Basse
Deux Colombes

Une suite sera donnée à cet article.

AUTEUR : Claude VILARS

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