FUMEUX Christophe

Expert en :Bandes dessinées / Extrême-Orient et Asie du Sud-Est

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Bandes dessinées
Extrême-Orient et Asie du Sud-Est

Christophe Fumeux : expert en Extrême-Orient et Asie du Sud-Est et en Bandes dessinées.

INDOCHINE, LA NAISSANCE DE L’ART MODERNE

C’est par l’expédition menée par le capitaine de frégate, Doudart de Lagrée que le vieux rêve de la France d’avoir un pied en Asie peut voir le jour. Saigon est occupée en 1859.

Une seconde expédition pénètre dans la citadelle d’Hanoï en 1873 puis à nouveau en 1885. La position de cette ville est décrite dans les textes anciens comme celle « d’un dragon lové, d’un tigre assis (...) le plus beau site où se rassemblent hommes et richesses provenant des quatre points cardinaux ». De quoi nourrir le fantasme impérial...

LA PEINTURE VIETNAMIENNE ET L’ART DE LAQUE Christophe Fumeux

Au fur et à mesure de leur prise de possession, les colons français vont profondément changer le visage architectural de ces sites. La conquête coloniale s’accompagne aussi d’un intérêt particulier porté aux arts de la péninsule Indochinoise (actuels Vietnam, Laos, Cambodge). Les occidentaux y voient notamment un moyen de concurrencer les arts de la Chine qui atteignent alors des prix record dans les salles de ventes parisiennes.

Cet intérêt pour le talent des Indochinois, motivé par l’idée de « régénérer » l’art indigène aboutit à la création d’écoles d’arts appliqués, celle de Gia Dinh (Saïgon) dès 1903 et l ’école supérieure des Beaux-arts de l’Indochine est fondée à Hanoï en 1924 à l’initiative de Victor Tardieu (1870-1937). L’excellence est récompensée par le Prix d’Indochine et s’adresse essentiellement aux peintres français séjournant en Asie.

L’enseignement vise à encourager les arts «indigènes» tout en cherchant à insuffler un style européen et une esthétique commerciale. La fusion de ces influences donne naissance à l’Art moderne, en même temps qu’au statut d’artiste. Les peintres ne se cantonnent plus à la fabrication d’images liées au culte. Désormais ils insufflent à leurs peintures leur propre sensibilité.

Christophe FumeuxTout en gardant leur savoir-faire technique (peinture sur soie, à l’huile, travail de la laque, travail du bronze) les artistes développent un style bien particulier, emprunt d’une grande richesse culturelle.

Des artistes comme Lê Phô (1907-2001), Tran Binh Loc (1914-1941) ou encore Le Thi Luu (1911-1988), excellent sur la peinture à l’huile et sur soie et portent les sujets traditionnels de la Méditation ou de la Cérémonie du thé à leur expression universelle, illustrant cette fusion entre monde occidental et tradition. D’autres artistes comme Pham Hau (1903-1995) et Nguyen Van Ty (1917–1992), issus de l’école des Beaux-Arts de l’Indochine, incarnent le renouveau de la traditionnelle laque vietnamienne en y apportant une grande modernité picturale.  

LA PEINTURE FRANÇAISE EN INDOCHINE

Parallèlement, les peintres français - souvent professeurs aux Beaux-Arts à Hanoï ou à Saïgon comme Joseph Inguimberty (1896-1971), Jules Gustave Besson (1868-1942) ou Alix Aymé (1894-1989)- offrent dans leurs peintures l’image d’une Indochine fantasmée...

Les thèmes récurrents que sont les pagodes, les rizières, les buffles ou les congaïs (jeunes filles) illustrent cette mythologie qui entoure le premier nom de Hanoï « nombril du dragon ». L’exotisme fascine dans le guide touristique de Claudius Madrolle (1907) comme chez les peintres français : Henry Vollet (1861-1945) André Maire (1898-1984) François de Marliave ou encore Charles Fouqueray...

Les récits photographiques et littéraires que rapportent les simples voyageurs comme Léa Lafugie ou les peintres officiels comme Gaston Roullet (1847-1925) nourrissent le fantasme de l’Indochine à jamais disparue. D’autres peintres, tel Maurice Ménardeau, Henri Mège, ou Joseph Inguimberty expriment avec un certain réalisme, l’atmosphère de l’indochine. Ils sont relayés par les affiches de Joseph de la Nézière qui annoncent plusieurs expositions coloniales.
A partir de 1935 les styles évoluent sous l’influence du primitivisme comme chez Marie-Antoinette Boullard-Dève ou Evariste Jonchère. La couleur envahit de plus en plus les toiles comme chez André Maire (1898-1984).

L’Indochine rêvée est féminine. C’est la jeune femme Annamite, qui devient la figure emblématique de la péninsule. A l’instar de Marianne en Métropole, elle est l’objet de tous les fantasmes, déclinée partout, sur les billets de banque, les timbres poste, affiches, cartes postales...Christophe Fumeux

Plus de 500.000 Français sont d’origines vietnamienne, cambodgienne ou laotienne.

Il existe autant d’Européens qui ont séjourné en Indochine entre 1860 et 1954.

Si votre famille, vos parents, vos ancêtres ont vécu en Indochine et que vous possédez quelques souvenirs, tableaux, laques, photographies ou objets ramenés dans des malles qui n’évoquent plus grand-chose pour vous, alors n’hésitez pas à nous contacter, nous saurons les identifier et les valoriser.

Expert membre de la FNEPSA et de la CEDEA, je mets mes compétences à votre service pour expertiser et authentifier vos biens et les proposer en salles de vente dans le cadre de ventes essentiellement ciblées sur le thème des Beaux Arts de l’Indochine et des souvenirs historiques de la Cour d’Annam. Cœur de cible du marché de l’art vietnamien en plein essor.

Sur demande nous pouvons nous déplacer sur tout le territoire national.
Vous pouvez nous contacter pour prendre rendez-vous du lundi au samedi de 9h à 19h