Fragment AUBUSSON XVIIIème

Les tapisseries sont un élément essentiel de l’art décoratif ; rien n’est plus éclatant, plus magique que ces « pièces d’étoffe », ainsi qualifiés par les encyclopédistes, servant à couvrir les murailles. 
Le terme « tapisserie » peut donc être donné à toute étoffe utilisée pour tapisser les murs d’une habitation.

Toutefois il convient, ici, de dissocier l’étoffe dont le dessin est seulement formé de la répétition du même motif et provenant de l’ouvrage du tisserand, des tapisseries tissées sur des métiers de basse lisse et haute lisse par des lissiers d’après des cartons peints ; ces cartons représentant, soit de grands évènements militaires, soit racontant la vie des saints et légendes mystiques de la foi des premiers âges, des détails de l’architecture et du costume, le tableau de la vie intime de chaque siècle.

La transposition du carton peint en œuvre tissée montre toute l’habileté et la personnalité du lissier, artiste et artisan à la fois.

Considérée maintenant seulement comme un élément de décoration, la tapisserie fut en plus dans le passé un élément de confort protégeant du froid et servant de revêtement à de grandes surface aussi bien dans les demeures royales, princières que dans les églises et édifices religieux.

Les grandes réalisations en tapisserie dans le monde et au cours des siècles ont fait de cette noble industrie, un art majeur.

Telle cette déclaration portant la signature de LOUIS XIV :
« la manufacture de tapisserie a toujours paru d’un si grand usage et d’une utilité si considérable que les états les plus abondants en ont perpétuellement cultivé les établissements et attiré dans leur pays, les ouvriers les plus habiles, par les grâces qu’ils leur ont faites. »

Tapisserie BRUXELLES fin XVIème

Fnepsa